Métro

Métro blindé bourré, je déteste les samedis soirs

L’amertume d’un café bu trop vite remontait dans une rame surexcitée, en quête des plaisirs les plus fugaces

L’honteuse foule régurgitait sa soirée dans une nuit qui s’allongeait

Peu de compères en cette nuit infidèle, pas d’acompte, pas de frère

La chaleur accablait les rescapés d’une nuit sans pudeur et décidait les moins tenaces

Quelques innocences accouraient au sens des rails blanchis par le passage de nouveaux wagons chargés de vices et tendus par les mirages de la capitale

Soir de fête ! Les chiens languides traînent une patte délicate dans les songes exquis des vapeurs infernales

Et d’obscurs augures crient l’enfer sous nos pas !

Quelque rêve s’égare entre deux stations

Quand la colère rugit des banlieues lointaines et des caves insues

L’espoir, l’honteux espoir toujours guide les tracés.

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