Je suis d’éther.

Quelque chose qui se balance et me ballote, à flots doux, à mots roux. Je regarde le plafond, plus si blanc, l’ombre de mon ombre dans la peinture acrylique.

Quelques chagrins qui vont et qui viennent, un autre reflux, même si je sais que la douleur se partage et nourrit les colères. J’en reste là, toujours allongée, toujours remuée, un vague à l’âme qui devient une idée que je ne veux pas parler; un mal à l’âme qu’il faut calibrer, dont il faut ressentir les contours anguleux, une peine qui ne passe pas.

Une simple idée qui naît, quelque part dans un moi qui se sait quelconque, dans un moi qui pourrait être n’importe qui, pour peu que l’on prenne le temps de ramasser les larmes qui coulent dans les rues.

La douceur de la douleur, le plaisir d’une sensation qui, pour être désagréable, n’en est pas moins une sensation, une vague qui me chavire et me retourne, une montée d’un semblant d’une chose dont je ne connais pas le nom, et qui sera une idée.

Je suis d’éther.

dessin3 - copie

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