Cantations, la suite

Un gouffre en moi se creuse: j’y verse mes larmes de torrent, la peine de mes nuits, les chagrins de mes jours. En moi, il fige des rigoles, ravine des espoirs – trou sans fond auquel je refuse de donner un nom. Je soigne les dentelures de ses brèches, j’apprivoise ses contours, je me promène sur les rives de ma douleur. J’essaie, par mes soupirs, de faire naître des échos dans le silence. Parfois, un scrupule caracole sur les parois, jusqu’à l’oubli lointain– je crains des éruptions.

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