Et encore.

Et le passage de l’épilateur, bien moins fréquent, toujours l’ambivalence au ventre – pour qui je le faisais, une question qui n’avait plus de réponse. Le ménage dans la chambre, le travail accéléré pour voler du temps pourtant toujours incompressible, le bras toujours plus douloureux, quand les jours s’alourdissent.

Quelque chose sourd qui lui rampe dans le ventre, elle qui n’arrive plus à se nommer, l’empressement et toujours plus de choses à faire – l’épilateur maintenant dans le placard, sourire en passant la crème – ce n’est que dans vingt minutes qu’elle verra les poils oubliés, invisibles lors de sa pourtant scrupuleuse inspection.

Le frigo plein et pourtant une liste de courses déjà urgente, avec la peur d’une imperfection, de décevoir, d’incarner l’insuffisance humaine, le cœur lourd l’angoisse au ventre – et merde, j’ai mes règles.

Du boulot par dessus la tête et le cœur, une semaine au moins planifiée dans la culpabilité pour te retrouver, tes bras et l’oubli, je ne survis dans que dans cette attente, d’un mot d’un souffle de toi venu

le silence à la place

la douleur qui monte dans mes côtes le frisson dans mes bras les yeux brûlés

– encore le coup du lapin.

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