Mes chères sœurs (2).

Écoutez, mes chères sœurs, des sanglots qui remontent

La longue litanie des mortes de faim, des mortes de travail,

Des mortes d’amour

et parmi elles toutes leurs noms

Comme en moi gravés, les lettres de leurs douleurs

Les sanglots tus les cris poussés

Les flammes de leurs désirs, et celles qui les ont emportées.

Écoutez, mes chères sœurs

Les toutes de mon cœur

Celles qui sont parties, cendres des bûchers,

Celles dont nous rallumerons les espoirs, ensevelies dans leurs cuisines,

Écoutez mes chères sœurs, les cris d’agonie

les cris de fureur

Que poussent les mortes de l’histoire,

Les enterrées des chambres, les emmurées vivantes

Je veux dire vos noms, je porte vos douleurs

Écoutez mes sœurs ce quelque chose qui monte

Ces furies qui grondent leurs mots qui tonnent

Écoutez les furies psychopompes,

qui rappellent les vengeances frustrées, les crimes oubliés

Entendez leurs pleurs, écoutez leurs rages

venez mes sœurs

Pour le grand brasier.

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