Le moche, le triste et le raté.

Y a des jours, comme ça, où tu te retrouves serrée entre trois bonshommes debout dans le métro, à regarder vers tes pieds, encore ailleurs – tes stations, c’est pas que tu portes ta croix, mais t’aimerais bien changer le scénar, on dirait pas dérailler, juste dire ailleurs ça serait déjà pas si pire.

Tu te sens comme entre les trois bonshommes, à craindre l’effet billard qui fait flipper, à chercher du coin de l’œil une porte de sortie – on saute pas de la rame qui marche, et toi tu restes à attendre la suite, à courir d’un rencard à là où il aurait dû se produire, les doigts dans la gueule les sanglots dans les mots – paraît que ça remue quand tu sens que ça s’enlise, et que tu vois les trois types qui se rapprochent. Ça te suit quand t’avances, et même chez toi t’as l’impression qu’ils sont là – avec le roulis du métro, et ta gerbe que tu portes en étendard depuis le matin, non pas d’aujourd’hui, le matin de chaque matin, parce qu’il faut se sortir de soi-même pour mettre un bout de nez dehors, quand même l’ascenseur est une cage.

Le moche, le triste et le raté continuent à te suivre dans les jours d’amertume, à te dire que vous allez vous lancer une ptite belote, tous les quatre, à regarder comment le vent merdouille dans les feuilles mortes qui bougent pas beaucoup.

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