Les histoires d’A.

Il paraît qu’elles finissent mal, les histoires d’A., mais faut dire qu’elles ne commencent généralement pas très bien, dans la détresse de la séduction servile, du « on verra plus tard » et du bénéfice du doute que l’on laisse, parce que l’on veut croire et que l’on sait bien, mais que quand même peut-être. On dirait bien qu’il n’y a pas d’aveuglement véritable, mais que l’on cherche ce dernier, comme on voudrait ne pas se noyer. C’est dans une véritable domestication à l’amour que l’on s’aveugle – à l’être que l’on croit aimer.

C’est un long et douloureux asservissement de tous les sens, qui fait remarquer dans cet orteil tordu une particularité superbe et ignorée, et dans ces fanfaronnades pénibles le signe d’une véritable personnalité, que l’on s’imagine, en consciente ignorance, à supposer cachée, comme ce petit cœur tendre que l’on prête toujours aux voyous. Dans les éloignements se rouvrent les paupières, comme d’un rêve, dont on se rend compte qu’il était mal rêvé.

Ce n’est pas que je tourne une page, mais que je l’arrache, avec le risque de glisser dans le même panier tous ces eux.

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