La réalité. C’est la peur allée. Avec le sommeil.

Les cris d’effroi et les étonnements devant les questions posées à Virginie Ettel, partie civile contre Georges Tron, par le président de la cour Régis Jorna, ont pu mener à des commentaires divers – ces questions étaient-elles déplacées, utiles, le ton convenable et adapté, la culotte bien placée, et tout cela ne serait-il pas, finalement, normal. Après tout, Georges Tron est un Monsieur si respectable ! Et il y aurait des confusions dans les dates.

Cette stupéfaction me laisse assez pantoise. Qui doute réellement du parcours scandaleux et humiliant des victimes de viol quand, par une série de miracles et d’acharnements, elles finissent par avoir le droit – le droit ne devrait-il pas être juste ? – de finir par témoigner aux assises ? Lire la suite

Fem-fiction

Les différents mouvements féministes ont, bien plus qu’on ne pourrait le croire, beaucoup à retirer d’une étude approfondie de ce qui fait une fiction. Si la première vague reconnue, celle des années 1910, était principalement législative, et la seconde sociologique, entraînée par le M.L.F. et les publications de Questions féministes, leurs revendications s’appuyaient néanmoins sur une théorie de la fiction, non manifeste, mais encore latente. Comme tout mouvement politique, le féminisme a ses réalisations fictionnelles : des romans de George Sand ou de Virgina Woolf, régulièrement étudiés par les gender studies, aux dystopies de Margaret Atwood, très lue aujourd’hui, le féminisme se traduit non seulement par des romans, mais également par les représentations de mondes possibles.

738_442-l1024-h768

Lire la suite