Les règles du romanesque

Pas si simple de se passer du romanesque, même quand on sait qu’il est nourri de patriarcat – j’ai entendu qu’Andrea Dworkin restait spectatrice de comédies romantiques. La comédie romantique est, la chose est connue, structurée autour de schémas dignes de films d’horreur: il n’est pas consensuel de plaquer les femmes contre les murs pour les embrasser de force jusqu’à ce qu’elles soient, les idiotes qui n’avaient rien compris, finalement d’accord (non mais oui, suffisait de ne pas demander), ni de parcourir leurs trajets de mots d’amour (ça ressemble tout de même très fort à la première étape d’un slasher), ni d’interrompre un mariage sur un coup de tête.

Le romanesque, ça ne bâtit des couples (déjà discutables) que sur des songes et des symboles – la question est de savoir si la réalité est faite d’autre chose. Lire la suite