Le sombre

Y a le sombre qui m’rattrape.

Même en m’esquivant l’évitant luttant, y a le sombre qui m’rattrape.

Ça mange et ça bouffe, plus trop d’espace pour le reste des mots. Ça étouffe et ça chavire, ça me ronge pendant que je marche, le long de rues fades, plates, ordinaires.

Le sombre reste jamais à sa place, bien cloîtré dans quelques cauchemars, non, faut qu’il vienne, qu’il me tenaille, ça vit et ça déborde de mort, ça pue la crasse et la misère, ça sent les lendemains qui pleurent.

J’ai été bien eue.

Publicités

Vers un transhumanisme prolétaire

Les transformations corporelles des êtres humains conduisent la plupart des observateurs et des critiques à considérer que nous allons, à grand pas, vers une ère transhumaniste. La grande partie de ces mêmes commentateurs soulignent, à raison, que nous sommes déjà dans une société transhumaniste : les pacemakers ou prothèses de hanche font des hommes-machines, la connectivité de nos appareils de téléphonie ou de nos tablettes nous relient en permanence à des machines, qui sont des prolongements de nous-mêmes, et à un réseau global. Il y a ainsi une augmentation des capacités physiques humaines, par le prolongement de la durée de vie, l’amélioration du quotidien, l’externalisation de la mémoire ou l’automatisation industrielle des tâches. Lire la suite