Trois degrés d’existence de plus: le réel chez Lynch

Une question revient souvent, notamment dans les discussions précieuses et nocturnes avec mon compagnon: Lynch, c’est du réel ? Cette conversation est revenue la semaine dernière, liée à ma lecture actuelle de La Maison des feuilles de Mark Danielewski. À sa parution, l’ouvrage avait été très discuté sur le forum de davidlynch.com, beaucoup d’internautes y voyant le pendant littéraire des films. Pour ma part, j’y vois l’exact opposé. Lire la suite

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De parole et de foi: retour à Pulp Fiction

Il y a bien longtemps que je n’ai pas revu Pulp Fiction. Une idée, brusquement, comme font toujours les idées, vient cependant de me traverser l’esprit – et me voilà replongée dans les années 90. Lire la suite

Lynch et les images

On m’a récemment confronté à ce qui pourrait s’apparenter à un paradoxe: comment pouvais-je m’intéresser et aimer le cinéma de David Lynch, alors que je suis, dans le même temps, plutôt allergique aux métaphores ? La chose est rapidement réglée: je ne suis réticente aux métaphores que dans le cadre d’un discours scientifique, car celles-ci me paraissent peu propices à la clarté requise pour pouvoir transmettre une information et une méthodologie à un public – et elles me paraissent au contraire encourager la proportion à l’autoanalyse, par l’étude des métaphores que nous pouvons nous-mêmes proposer en guise d’interprétation. Reste cependant une question: y aurait-il quelque chose de l’ordre d’une pensée métaphorique chez Lynch ? Je ne le crois pas, mais je peux m’en expliquer. Lire la suite

L’air et les métaphores

D’un peu d’air par la fenêtre, et de vieilles réflexions qui se ramènent, comme les idées entrant dans la chambre de Dario Argento quand, au petit matin, il ouvre les croisées dans une ville italienne. C’est le moment où je me demande si j’ai une âme, et où elle peut bien être – celui où le corps des statues semble frémir, et les métaphores s’agiter. Lire la suite

Renan, visionnaire d’Internet

À mon grand désarroi, il n’existe aucun film ayant enregistré la silhouette de Renan, et pour cause: il est mort trois ans avant l’invention du cinématographe. Il existe – mais plus en ligne – un petit enregistrement d’une soirée chez Gustave Eiffel, où l’on a la voix de Renan – du moins, la voix déformée par un enregistrement encore expérimental, vieux de cent cinquante ans. Je ne peux pourtant m’empêcher de me demander ce que Renan penserait du monde d’aujourd’hui et, surtout, d’Internet. Lire la suite