Le bonheur

Elle était là, avec une icône autant transformée par le film que par les ans, quelque chose en plus dans la présentation qui réalisait la perte – une chance pour l’émotion, mais de l’âpreté pour la vie.

Les hachures dans le film, autant de coupures dans l’annonce du titre, un choc sur les autres. Jamais vu avant tant de fondus en couleur, qui dénotent, avec l’impression de quelques bug de restauration, voulus ou pas, ça rappelle le passé qui peine à s’oublier. Comme un trop de sens, mais sur ce qui faut – et l’étrangeté de ces couples trop parfaits.

Cette drôle de discussion à la fin, quelques phrases lancées – à l’époque, on ne divorçait pas pour un oui ou pour un non – le suicide, c’est sûr que c’est mieux que l divorce, j’ai répondu.

Tomber en rentrant sur la place de celui qui n’aimait pas pique-niquer, drôle de coïncidence.

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Trois degrés d’existence de plus: le réel chez Lynch

Une question revient souvent, notamment dans les discussions précieuses et nocturnes avec mon compagnon: Lynch, c’est du réel ? Cette conversation est revenue la semaine dernière, liée à ma lecture actuelle de La Maison des feuilles de Mark Danielewski. À sa parution, l’ouvrage avait été très discuté sur le forum de davidlynch.com, beaucoup d’internautes y voyant le pendant littéraire des films. Pour ma part, j’y vois l’exact opposé. Lire la suite

Lynch et les images

On m’a récemment confronté à ce qui pourrait s’apparenter à un paradoxe: comment pouvais-je m’intéresser et aimer le cinéma de David Lynch, alors que je suis, dans le même temps, plutôt allergique aux métaphores ? La chose est rapidement réglée: je ne suis réticente aux métaphores que dans le cadre d’un discours scientifique, car celles-ci me paraissent peu propices à la clarté requise pour pouvoir transmettre une information et une méthodologie à un public – et elles me paraissent au contraire encourager la proportion à l’autoanalyse, par l’étude des métaphores que nous pouvons nous-mêmes proposer en guise d’interprétation. Reste cependant une question: y aurait-il quelque chose de l’ordre d’une pensée métaphorique chez Lynch ? Je ne le crois pas, mais je peux m’en expliquer. Lire la suite

Quelques mots de Jetée

L’exposition consacrée à Chris Marker, qui suit une rétrospective que j’ai idiotement ratée, m’a offert un nouveau visionnage de son ciné-roman, considéré comme un film de science-fiction. L’expérience était d’autant plus émouvante qu’elle a pris place au sein d’une scénographie magnifique, autour de très nombreux objets personnels de Chris Marker, issu du fonds légué à la Cinémathèque. Lire la suite