Sur la corde le linge.

Il arrive, parfois, ce moment suspendu, où l’air se tiédit et t’entoure, assise sur l’herbe qui semble te porter, les doigts entre deux brins dont tu sens la caresse, sur tes phalanges.

Quelque chose se lève vers, l’horizon, tu vois au loin des nuages s’échapper, sans encore te sentir menacée par l’orage; c’est plus près que tu vois, sur la corde le linge, doucement remuer, comme des gestes déjà sus, de ceux qui attendent.

Et tout aussi doucement, tu vois tomber depuis le bout du jardin, une de tes culottes par grand vent s’envole par dessus la clôture – tu aurais préféré pouvoir te libérer toi-même.

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